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Le village de BOUILLAC se situe à la limite du Languedoc et de la Gascogne. Notre village a été rendu célèbre par l’Abbaye de GrandSelve, l’un des plus beaux ensembles monastiques de l’occident au XIIème siècle.C’est en 1114 que quelques ermites envoyés par le bienheureux Géraud de Salles, disciple de Robert d’Arbrissol, fondateur de Fontevrault, établissent un modeste ermitage et autour d’un oratoire défrichent le sol afin de le cultiver.
En 1144, le monastère deviendra une filiale de Clairvaux.
Profitant des largesses des seigneurs et des dons des petites gens, l’abbaye grandira en importance telle que le XIIIème siècle sera véritablement son âge d’or, concrétisé par la présence de 800 moines.
Le travail effectué par les moines va être considérable : des terres défrichées, des tuileries créées, des vignes plantées, la prise en charge et le développement du port de Verdun nécessaire à l’écoulement des produits, avec le droit de circulation sur la Garonne.


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Le patrimoine de l’abbaye s’étend entre la Garonne au nord, la Save et la Gimone et une ligne imaginaire allant de Beaumont de Lomagne à l’Isle Jourdain.L’abbaye s’intéresse également à l’enseignement et crée le collège Saint Bernard à TOULOUSE en 1281.
Dans une enceinte murée de 8 hectares sont construits les différents bâtiments monastiques avec le cloître construit en premier (XIIème siècle) au milieu. L’église de l’Assomption, remarquable, a les dimensions d’une cathédrale (101,60 m  sur 20,25 m) avec une abside à trois pans avec une ou trois nefs. Commencée à la fin du 12ème siècle elle sera consacrée en 1253.
Pendant la guerre de cent ans, GrandSelve reste fidèle à la cause de la France, héberge même le fils de Jean le Bon, captif à Londres du 20 Mai au 6 Juin 1358.
L’abbaye essuie les guerres de religion. Par souci de protection les reliquaires sont déposés au collège Saint Bernard à TOULOUSE.
A la suite d’un décret de la Constituante du 13 Février 1790, l’abbaye sera vendue comme bien national. Fin 1793, le cloître et la salle capitulaire seront démolis et en 1803 il sera procédé à la démolition de l’église abbatiale ; l’hôtellerie sera rasée peu après 1815.
Il ne subsiste que la porterie ornée d’un macaron et un pigeonnier du XIXème siècle.
Le Trésor de l’abbaye constitué de sept reliquaires est exposé dans une vitrine de la chapelle de droite, à l’intérieur de l’église du village.

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