Cazillac


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Cazillac

                             Église de Cazillac :

L’église est placée sous le vocable de Saint Pierre ès Liens. Elle fut détruite par les Albigeois au XIIe siècle. Vers 1320, les Pastoureaux détruisirent le château de Lauture ainsi que l’église, qui fut à nouveau ruinée par les anglais lors de la guerre de 100 ans. Celle-ci fut rebâtie à la fin du XVe siècle. Vers 1565, les Protestants l’occupèrent et la transformèrent en temple. L’église disparaît vers 1572, à la fin des guerres de Religion. Reconstruite au XVIIe siècle, elle a été plusieurs fois restaurée, notamment en 1884. La dernière restauration de 1973 a permis de découvrir des vestiges de litres seigneuriales.

En 1331, Jean XXII l’unit à la chartreuse de Cahors, mais au XVIIe siècle, elle était devenue un prieuré-cure à la collation de l’évêque. Au niveau spirituel, l’église dépendait de l’archiprêtré de Notre-Dame des Vaux ou de Nevèges. Elle faisait partie du territoire de Castelnau-Montratier. La terre de Cazillac aurait dépendu primitivement des seigneuries de Mondenard et de Lauture. En 1668, elle appartenait à Jean d’Escayrac et resta dans sa famille jusqu’au XVIIIe siècle.
L’édifice se compose d’un choeur à trois pans. La voûte, refaite en platre en 1884, possède de fausses ogives polygonales avec des clés sans ornements.
Le long de la première travée se trouvent deux chapelles inégales. Celle de droite, dédiée à la Sainte Vierge, fut reconstruite en 1884. La première pierre fut posée le 11 août 1884. Un parchemin relatant le fait a été placé dans un vase de grés. En voici la copie:
« Au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
« L'an de Notre-Seigneur, mil huit cent quatre-vingt-quatre et le onze du mois d'août, en l'église de la paroisse de Cazillac, commune de Cazes-Mondenard, canton de Lauzerte, arrondissement de Moissac, diocèse de Montauban, département de Tarn-et-Garonne, en présence de M. l'abbé Boyé, curé de la paroisse, et de M. Lannes, entrepreneur, a été posée, par M. le colonel marquis d'Escayrac de Lauture, la première pierre de la chapelle, sise du côté de l'Epitre, dédiée à la Très Sainte Vierge, chapelle entièrement reconstruite, aménagée et ornée aux frais de M. le marquis Léonce d'Escayrac de Lauture, resté fidèle aux traditions de foi, d'honneur et de génerosité de ses ancêtres, dont onze squelettes ont été retrouvés et replacés sous les dalles de cette chapelle, propriété de la famille d'Escayrac de Lauture. Vous qui retrouverez ce parchemin, oh ! priez un peu pour nous tous. Cazillac, le 11 août 1884. »


Celle de gauche, restaurée à la même époque, est dédiée au Sacré-Coeur. Un armarium eucharistique en pierre fait d’une niche en accolade, se trouve au fond de l’église. Il a été transféré là lors de la reconstruction de l’édifice. Il possède des monogrammes de Jésus et Marie.
La façade de l’église a été refaite au XIXe siècle avec son clocher-arcade à pignon écrasé. L’une des deux cloches a été fondue par Amans Triadou en 1787. A la suite du léger déplacement d’un coussinet, elle tomba et tua Pierre Costerasteb (le carillonneur) le 21 août 1853. L’autre cloche, sortie des ateliers de M. Lévêque, a été bénite le 18 octobre 1896. Elle se nomme Noélie.
Lors de la dernière restauration, un nouvel autel a été formé d’une meule de grès rose posée sur un rouleau à dépiquer (provenant de l’ancien moulin du château de Lauture.
Le dernier curé de Cazillac fut l’abbé Bartélémy Taillefer.

 
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